Le jeu des coquilles de nautilus
Élisabeth Vonarburg
Le Jeu des coquilles de nautilus rassemble six nouvelles écrites entre 1977 et 2002 par cette figure majeure de la science-fiction, et s'inscrit dans le cycle amorcé avec La Maison au bord de la mer. Le premier récit, Chanson pour une sirène, nous plonge dans un fascinant Montréal immergé dont les anciennes rues sont devenues des canaux, et que peuplent des licornes, sirènes, humanoïdes et autres créatures artificielles.
Les autres nouvelles mettent en vedette des Voyageuses. Grâce à une technologie nommée le Pont, ces nomades traversent l'espace et le temps pour émerger dans une infinité d'univers parallèles. On les retrouve dans d'autres dimensions où elles croisent parfois les doubles d'hommes qu'elles ont aimés (la très belle La Machine lente du temps raconte ainsi une histoire d'amour sur fond de paradoxe temporel), ou rencontrent des variantes d'elles-mêmes. Car une quête identitaire parcourt ces voyages aux accents spirituels. Le Pont vous emporte là où, consciemment ou inconsciemment, vous désirez aller, jusqu'à ce que vous maîtrisiez le Voyage, jusqu'à ce que vous vous connaissiez vous-même.
À travers des personnages et des récits qui se répondent, ce recueil tisse un univers cohérent, de plus en plus compréhensible à mesure que se dessine la complexe réalité imaginée par Vonarburg. Un passionnant voyage. --Marie Labrecque